Passionné d’art, Marc-Arthur Kohn est entré à l’Ecole du Louvre pour en faire son métier. Il a longtemps voulu devenir conservateurs des musées avant de s’orienter vers le métier de commissaire-priseur. Au cour de longues années d’études, il a fait le choix de réaliser un travail de thèse sur les peintres lyonnais du XIXè siècle. Il intitulera cet ouvrage “Essai de catalogue raisonné”.

Si Marc-Arthur Kohn est resté marqué par les œuvres des peintres impressionnistes, il redécouvre le raffinement de l’Ecole lyonnaise, un courant porté par le renouveau du catholicisme. Ce mouvement, né dans les années 1800, est aussi qualifié de quattrocentiste car il perpétue l’oeuvre des nazaréens et s’inspire du préraphaélisme.

Selon Marc-Arthur Kohn, le XIXè siècle peut véritablement être considéré comme l’âge d’or de la peinture lyonnaise. Cela d’autant plus que Napoléon 1er décide en 1807 de rouvrir l’Ecole des Beaux-arts de Lyon. Peu à peu, rivalisant avec Paris, la ville devient un centre artistique très riche où des milliers d’artisans et d’artistes exposerons leur travail.

Ce que Marc-Arthur aime chez les peintres de l’Ecole lyonnaise c’est une forme idéalisme combiné à l’inspiration des grands peintres italiens du Quattrocento. Il apprécie également la mise en valeur de techniques anciennes comme l’usage du fond d’or ou la peinture à la cire.

Témoin d’un renouveau du catholicisme, l’Ecole de Lyon est marqué par l’utilisation de sujet religieux moralisateurs dont l’objet est de servir le message sacré. En raison des œuvres qu’ils ont réalisé dans de nombreuses églises, on peut encore contempler certaines les merveilles produites par l’Ecole lyonnaise dans des églises comme Notre-Dame de Lorette, Saint-Martin d’Ainay, Saint-Séverin et l’Abbaye de Saint-Germain-des-Prés.

Selon Marc-Arthur Kohn, ce courant artistique est représenté par deux générations de peintres. La première génération voit l’émergence d’artistes comme Victor Orsel, Hippolyte Flandrin, Jean-François Montessuy, Louis Lamothe et Auguste Chavard. La deuxième génération, qui voit ce courant perdre en popularité, connait des artistes comme François-Auguste Ravier, Joseph Guichard, François Verney et Puvis de Chavannes. Pierre Révoil est aujourd’hui considéré comme le fondateur de l’Ecole lyonnaise.


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *